En France en 1994, Richard Knights du LETS de Totnes, de Grande-Bretagne, donne une conférence pendant les journées d’été du CIEPAD (Carrefour d’Echanges et de Pratiques Appliquées au Développement). Trois Ariégeois sont présents, et le SEL d’Ariège est lancé en octobre de la même année. Ce SEL prend en charge la traduction et la diffusion de l’Infopack (« SEL mode d’emploi » anglais).
Cet Infopack, l’engouement des médias, et l’enthousiasme des pionniers provoquent un développement rapide. Le premier SEL urbain est né un an plus tard à Saint Quentin en Yvelines. Si l’esprit est fondamentalement le même, quels que soient le moment et le lieu de naissance, les groupes varient néanmoins en termes d’importance numérique, de composition sociologique, de politisation des adhérents, de volume et de nature des transactions.
Si l’on observe la création des SEL selon l’année et l’importance de la commune, on s’aperçoit que les années 1996, 1997 et le début de l’année 1998 ont connu un double mouvement. Le premier est celui d’une consolidation numérique des SEL dans les régions du Sud-Ouest, du Midi-Pyrénées, de l’Ile de France et de la Bretagne. Le second mouvement est leur extension vers de nouvelles régions comme la Normandie, les Pays de la Loire, le Poitou-Charentes, le Centre, l’Auvergne, le Nord-Pas-de-Calais et la Lorraine. La répartition des adhérents des SEL montre que deux tiers d’entre eux vivent dans des communes de plus de 10.000 habitants.
Vous trouverez plein d’informations dans le livre de Smaïn Laacher « Les SEL, une utopie anticapitaliste en pratique » (éditions La Dispute ISBN 2-84303-072-2).