Antoine Brégeon a commencé à constituer un troupeau de brebis caussenardes pour vendre des agneaux. A terme, il vise à avoir 150 brebis qui vivront pour moitié de l’année sur le causse d’Anglars et l’autre moitié dans le Lot, pendant la période de chasse. Pour démarrer son activité, il a bénéficié d’un système de tontine.
Les tontines sont originaires d’Afrique. Des personnes mettent en commun leurs économies, puis à tour de rôle en bénéficient pour lancer un projet économique.
Celui qui a bénéficié d’une telle aide doit poursuivre ses versements jusqu’à ce que l’ensemble du groupe ait récupéré sa mise initiale. Ce système peut éviter de passer par les emprunts bancaires et donc évite de payer des taux d’intérêts.
Après Antoine Brégeon, c’est Philippe Delsol qui a bénéficié de ce capital collectif et qui vient de se lancer dans la construction d’un bâtiment agricole abritant une miellerie et une hydromèlerie.
Philippe dispose de 60 ruches et Agnès sa compagne met au point des pains d’épices. La vente est assurée en direct localement.
Ici, le système de tontine a prévu la possibilité de prêt d’économies de courte durée par des personnes qui n’ont pas besoin d’investir ensuite. Les prêts se font alors sur trois ans aux porteurs de projets qui ont le souci de rembourser ces prêts... éventuellement en trouvant d’autres prêts relais. Cela augmente et accélère le potentiel de la tontine.