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Le RMI de Yann

mardi 7 novembre 2006

C’est le jour ou l’allocation RMI est habituellement versée sur notre compte bancaire par la CAF. Ce matin sur « vidéoposte », notre compte bancaire par l’internet, RIEN ! Ce n’est pas la première fois que ça arrive, nous ne pouvons que supposer et espérer encore que l’argent sera demain sur le compte ? Ma femme et moi-même nous faisions une joie à l’idée d’aller faire nos courses de « début » de mois. Combien de titulaires des minima sociaux sont concerné par ce « retard » inexpliqué ?

Depuis le 20 octobre, comme à peu près chaque mois après avoir payé les factures et fait ce que nous pouvions de courses, notre compte bancaire est vide. Nous avons a nourrir deux petites filles de 26 mois. Le congélateur aussi est vide. Il nous reste tout juste deux oeufs dans le réfrigérateur et quelques carottes. Depuis cette date, au menu principal : pâtes, riz, pomme de terre... Hier, l’une de nos deux filles à mangé la dernière pomme qui restait. Je n’ai pas mangé un fruit personnellement depuis trois jours, ceci pour les réserver aux enfants. Nous ne mourrons pas de faim, nous manquons seulement de produits frais, légumes, crudités, fruits, yaourt...

Quant cela se produit, ni avant, ni après, nous n’avons d’information de l’institution, en l’occurrence La CAF, ni de la banque pour peu qu’elle soit responsable de ce fait ? Il n’y a pas même pas une information sur un site internet pour prévenir du recul de cet échéance !

Rien n’existe qui donne le sentiment que l’institution, ou alors la Banque Postale ( ?) prend humainement en compte les conséquences de cette situation ! Les responsables de ces établissements estiment-ils que nous ne méritons pas de le savoir ? Quels « raisons » vont-il invoquer pour faire croire que « les responsabilités sont ailleurs », pour justifier que les « rmistes » ne sont pas des « quantité négligeables », à leur yeux... Comment ne pas se sentir profondément méprisé par les décideurs, du fait de ce manque de communication, d’une part ? Comment ne pas concevoir « qu’ils se moquent bien » de ce que nous pouvons vivre et ressentir, de l’autre ?

Il faut bien préciser que sous les gouvernements Raffarin, puis Villepin, cette date de versement de l’allocation mensuelle du RMI à régulièrement reculée, (dans la nuit du 5 au 6 au départ) puis celle du 6 au 7, depuis plusieurs mois. Qui en a parlé ? Doit-on désormais s’habituer à ce que ce soit celle du 7 au 8 ? Il faut aussi savoir que l’allocation RMI est toujours versé après, lorsque qu’il y a un week-end qui coïncide avec ces dates ! Cela veut dire que nous pouvons parfois attendre jusqu’au 9 ou 10 de ces mois interminables de... « 34 » jours ! Pourquoi ne font-il pas le versement avant le week-end ? Pourront-ils honnêtement dire, dans les ministères, que la stratégie économique n’a pas été préalablement définie à ce sujet ?

Les « rmistes » seraient-ils donc « la plèbe » qui, de toute façon, doit se satisfaire de bénéficier de ces subsides pour survivre, sous prétexte « qu’ils ne travaillent pas » ? Pendant ce temps, à la Mairie de Paris on vend du vin à 5000 euro la bouteille que n’ont bu que les privilégiés qui y sont invités, comme s’il en avait réellement besoin ? La question se pose véritablement, nos politiques doivent des comptes à la nation quant au fait de se permettre de vivre dans un tel luxe, au frais de celle-ci, alors que par ailleurs on ne peut même pas imaginer qu’ayant de l’argent, on se permettrait de le gaspiller de la sorte, après avoir vécu avec si peu ? La valeur d’une seule bouteille est égale, à peu-près, à neuf mois de RMI ! Que ceux qui les boiront le fasse donc à la santé de tous ceux qui survivent aussi péniblement pendant ce temps, avec la même somme, en ne s’étouffant surtout pas avec !

A qui profite l’argent du RMI qui n’as pas été versé ? A la banque, au compte de l’état ? Quelle somme bloquée sur un compte cela peut-il représenter, combien d’intérêts ? A quoi correspond cette politique particulièrement sournoise qui consiste à faire reculer régulièrement la date de ce versement ? Je pense personnellement à ceux qui, n’ayant vraiment plus rien dans le réfrigérateur, il y en a sans le moindre doute, vont déprimer, se morfondre littéralement, avoir faim alors que certain sont malades, handicapés ! Je pense à tous ceux qui sont fragiles intérieurement, qui ne rêvent qu’à ce début de mois, à ce moment où ils pourront se préparer un véritable repas, sympa et régénérateur, réconfortant ! Je pense encore à ceux qui vont broyer encore un peu plus de noir, alors que le « début du mois » va « bientôt » commencer à la fin de celui ci, si ça continue comme ça ! Depuis une bonne quinzaine de jour nous ne mangeons pratiquement qu’un plat principal, pas d’entrée, sauf une fois ou deux. Et surtout, s’il y en a qui imaginent qu’il puisse y avoir un intérêt ou un plaisir à vivre des minima sociaux, qu’ils cessent donc de s’illusionner ! Ce n’est ni une sinécure, ni une situation profitable et enviable pour quiconque, ceux qui disent ou essaye de faire croire le contraire sont ou des provocateurs, ou des menteurs, ou des ignorants...

J’aimerai beaucoup qu’une politique de transparence nous permette d’être informé des raisons de cette situation qui entretient l’angoisse et l’incertitude du lendemain, quant ce n’est pas du désespoir. J’aimerai aussi beaucoup que ce même esprit de transparence et d’humanisme, par là- même, puisse considérer qu’une personne subsistant avec le RMI ou un autre minima est suffisamment responsable et digne humainement, pour mériter que l’on communique sur ce qui la concerne, en premier chef. Je ne voudrais pas continuer à avoir la désagréable impression d’être citoyen d’un pays où le gouvernement ne considère la démocratie que du point de vue de la supériorité intellectuelles des « élites » et autres « experts », ne dialogue avec le peuple qu’après avoir pris les décisions à se sujet et de ne communique généralement qu’à des seuls fin de promotion de ses seuls intérêts politiciens... On peut et doit faire bien plus que rêver qu’ils évoluent considérablement sur ce plan. Pour le moment, en dehors de rêver, ils ne nous donne pas l’occasion de vivre grand chose de bien concret, préférant peut-être nous affamer ( ?), faire monter ainsi un sentiment d’indignation dans la société, (ce qui exacerbe la violence des plus « déglingué » de tous là ou l’espoir ne règne plus) alors que sous ce règne qui promettait la réduction de la fracture sociale on ne peut que constater une rupture phénoménale, cruelle et douloureuse, entre le discours et l’incapacité patente à répondre au besoin réel des citoyens. Citoyens pourtant jeté par centaines de milliers en pâture à la misère et dans la précarité, aux minima sociaux, avec des politiques aussi prometteuses que mensongères qui ne mettent pas suffisamment l’être humain et sa dignité au coeur de leurs préoccupations, malgré les trop beaux discours pour être crédibles.

Yann Patin de Saulcourt - Rmiste-Communiquant









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